One Thousand and One Nights

How could a capital city come to life without any restaurant, bar, nightclub or even without any concert hall? And how to write a blog highlighting those who contribute to the great dynamic of Oslo and Paris without mentioning the magicians hidden behind the scenes of the nightlife. So, we went to meet the incontrovertible Dominic Gorham. Dominic belongs to that kind of people who inspire us all, those who have had a thousand lives while you barely have had the time to go through half of yours. Despite a very busy schedule, his Blackberry fastened in his hand, he was kind enough to grant us an interview over a delicious breakfast, in his PR head quarter at the famous “Grand Café” in the Grand Hotel of Oslo.

Parisoslo.com: What exactly is your job?
Dominic Gorham: I am a kind of merchant of illusion. I learned from Nicolas&Charlotte, the owners of the restaurant “La Mousson”, one of my first employers, that one should serve a bottle of beer to a client the same way that one serves a bottle of champagne. In a way, my business is about giving people a moment of escape from the reality of their daily life, even though it only lasts for a few hours. To be a little more concrete, I spend 80% of my time managing my production company specialized in organizing music festivals in Northern Europe, and 20% as Head of Marketing & Public Relations for the Grand Hotel. This last function is mainly about taking personally good care of VIP clients during their stay in Oslo

PO: What is your background?
D.G: I was born in London in the 60s, of an English mother and an African father. At the age of 6 months, my parents left me. I have never known them, but I was lucky enough to be adopted by a great family, fairly wealthy and very francophile. From that moment, we can say that my life has followed the motto “always in the right place at the right time”. After studying in a typical conservative London high school, I went to Westminster Kingsway College to study music and catering.
Alongside my studies, I started a band in which I was both a vocalist, a drummer and a trumpet player. We did pretty well until a clash within the group splitted it. At the age of 18, my father thought it was a good idea to send me to my spiritual grandmother, granny Quattreboeufs, Place d’Italie in Paris, in order to learn French. After a few weeks, I got my first job as a bartender at the restaurant “le Paradis du fruit” in the district of Opera where I had the great chance to meet Rudolf Nureyev and many other personalities from the world of ballet dancing, including my first French girlfriend, Claudine. From that point, everything has been a series of fortunate events, exciting projects, unforgettable parties and coming across amazing people! From the launch of the very exclusive restaurant “la Mousson” in la Bastille, where I met my ex-wife, a Norwegian supermodel and mother of my son Dylan, through the opening of the “China Club”, to the management of the mythical club “la Casba” (the first theme bar in Paris), and finally running the “What’s Up” and its unforgettable evenings with Ben Harper, Bob Sinclar, Dimitri and many other rising stars.
I was not yet 30 years old that I was already exhausted and I decided to join my wife and my son in Norway. With my experience from Paris, I managed the launch of several true institutions of Oslo nightlife, such as “Boca Bar”, “Aqua”, “Buddha Bar”, “Cosmopolitan” or “SW20″.

PO: What is your work motto?
D.G: I believe in hard work and that you only get out of something what you put into it.

PO: What is your best working memory?
D.G: Hmm…not an easy question. In fact, there are several. I’d say, meeting Lenny Kravitz at “la Casba” when he arrived with a dozen of beautiful girls, but he was extremely low key and very nice. The three days I spent with David Bowie during one of his concerts in Oslo, and finally my dinner with Jay-Z at the restaurant “Nodee” where we drank extraordinary wines. Jay-Z is absolutely charming and a true gentleman.

PO: If you could only bring 3 songs on a desert island, what would they be?
D.G: “Spanish Joint” from D’Angelo, “Sign ‘O’ the Times” from Prince and “Satellite of Love” from Lou Reed.

PO: What is your favorite place in Oslo and in Paris?
D.G: In Paris, Le Loir dans la Théière in the Marais district. In Oslo, I would say Frogner Park for weed-end walks with my Swedish girlfriend Lina and our two and half years old son Marley.

Breakfast Grand Hotel - OsloMenu Grand Hotel
Comment une capitale pourrait-elle s’animer sans ses restaurants, ses bars, ses boîtes de nuit ou bien encore sans ses salles de concert? Et comment écrire un blog mettant en avant ceux qui contribuent à la dynamique d’Oslo et de Paris sans parler des magiciens cachés dans les coulisses de ces lieux nocturnes. Nous sommes donc partis à la rencontre de l’incontournable Dominic Gorham. Dominic appartient à cette trempe de personnages qui nous inspirent tous, ceux-là mêmes qui ont déjà eu mille vies pendant que vous n’avez à peine eu le temps de parcourir la moitié de la vôtre. Malgré un emploi du temps surchargé, son blackberry vissé dans la main, il a eu la gentillesse de nous accorder une interview autour d’un délicieux petit-déjeuner dans son fief, le “Grand Café” du Grand Hôtel d’Oslo.

Parisoslo.com: Quel est votre métier?
Dominic Gorham: Je suis une sorte de marchand d’illusions. J’ai appris de Charlotte&Nicolas du restaurant la “Mousson”, l’un de mes premiers employeurs, qu’il fallait servir une bouteille de bière à un client comme si c’était une bouteille de champagne. D’une certaine façon, mon métier consiste à permettre aux gens de s’échapper de leur quotidien, même si cela ne dure seulement que quelques heures. Pour être un peu plus concret, je passe maintenant 80% de mon temps à gérer ma société de production spécialisée dans l’organisation festivals de musique en Europe du Nord, et 20% comme responsable marketing&relations publiques pour le Grand Hôtel. Cette dernière fonction consiste principalement à s’occuper personnellement des clients VIP pendant leur séjour à Oslo.

PO: Quel est votre parcours?
D.G: Je suis né à Londres dans les années 60, d’un père africain et d’une mère anglaise. À l’âge de 6 mois mes parents m’ont abandonné. Je ne les ai jamais connus, mais j’ai eu la chance d’être adopté par une famille anglaise formidable, plutôt aisée et très francophile. Dès cet instant, on peut dire que ma vie a suivi la devise “toujours au bon endroit au bon moment”. Après des études secondaires passées dans un lycée londonien très conservateur, je suis entré au Westminster Kingsway College pour y étudier la musique et la restauration.
En parallèle de mes études, j’ai monté un groupe de musique dans lequel j’étais à la fois vocaliste, batteur et trompettiste. Ca tournait plutôt bien jusqu’à ce qu’un clash au sein du groupe nous sépare.
À l’âge de 18 ans, mon père a trouvé que c’était une bonne idée de m’envoyer apprendre le français chez ma grand-mère spirituelle, mamie Quattreboeufs, Place d’Italie à Paris. J’ai décroché mon premier boulot de barman au restaurant “le Paradis du fruit” à l’Opéra où j’ai eu la grande chance d’y rencontrer Rudolf Noureev ainsi que plusieurs autres personnalités de l’univers du ballet, parmi lesquelles ma première petite amie française du moment, Claudine. À partir de ce moment-là, tout n’a été qu’une succession de rencontres passionantes, de projets délirants et de fêtes innoubliables. Du lancement du restaurant très select “La Mousson” à la Bastille, où je fis la rencontre de mon ex-femme un top model norvègien et mère de mon fils Dylan, en passant par l’ouverture du “China Club” et la direction du mythique club “la Casba” (le tout premier bar à thème parisien), pour finir par le “What’s Up” et ses soirées inoubliables avec Ben Harper, Bob Sinclar, Dimitri et bien d’autres stars montantes.
À un peu moins de 30 ans, j’étais déjà extenué de fatigue et je pris la décision de rejoindre ma femme et mon fils en Norvège. Fort de mon expèrience parisienne, j’ai participé au lancement de plusieurs institutions des nuits d’Oslo, comme “Bar Boca”, “Aqua”,”Buddha Bar” og encore “Cosmopolitan” et “SW20″.

PO: Quelle est votre philosophie de travail?
D.G: Je crois que ce que l’on obtient par le travail est à la hauteur de l’effort que l’on fournit.

PO: Quel est votre meilleur souvenir professionnel?
D.G: Hmm…pas facile comme question. En fait, il y en a plusieurs. Je dirai, la rencontre avec Lenny Kravitz à “la Casba” quand il est arrivé avec une douzaine de superbes filles, mais tout en restant d’une grande modestie. Les trois jours passés aux côtés de l’exceptionnel David Bowie lors d’un de ses concerts à Oslo, et enfin mon dîner avec Jay-Z au restaurant “Nodee” où nous avons bu des vins extraordinaires. Jay-Z est absolument charmant et un véritable gentleman.

PO: Si vous ne pouviez emporter que trois chansons sur une île déserte, lesquelles seraient-elles?
D.G: “Spanish Joint” de D’Angelo, “Sign ‘O’ the Times” de Prince et “Satellite of Love” de Lou Reed.

PO: Quels sont vos endroits préférés à Oslo et à Paris?
D.G: À Paris, “Le Loir dans la Théière” dans le Marais. À Oslo, le parc de Frogner pour les balades du weed-end avec Lina, ma petite-amie suèdoise, et notre fils Marley de deux ans et demi.

All pictures ©parisoslo.com

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