Once upon a time the story of “Zazie”…

Zazie - OsloLibrairie Zazie - OsloWhen you live far away from your country, there are some places which are precious to you such as a bookstore where you can find books in your own language! Blandine had the smart idea to open a few years ago in Oslo, the first French bookstore for children and adults called “Zazie”! We went to visit her.

Parisoslo.com: What is your background and how did you get the idea of ​​opening “Zazie”?
Blandine: After completing a Master degree of Modern Literature and another one of linguistic, I worked two years for the “Decitre” bookstores in Lyon, as a columnist for their website. And then, I wanted to have a experience abroad and learn another language. So, I came to Norway at the end of 2007, without any idea about how long I should stay here. Quickly, I had the idea to launch a bookstore when I saw that most of the bookshops in Oslo, apart from a few exceptions, were part of large chains, very impersonal and mostly focusing on best-sellers. The system of book distribution in Norway is sorely lacking of diversity and creativity. That’s why, I worked this project for two years beside my job as a healthcare assistant at people’s home, which helped me to learn the Norwegian language before opening the bookstore in October 2010.

PO: Do you have a nice anecdote or nice encounter related to your bookstore to tell us about?
B: I have nice encounters every day and many of my customers have become friends. But if I have to tell about one special nice professional encounter it has to be the one with Saïd Lahlouh-Prévost. Last year, this client with whom I had sympathized brought me a book he had published and which is not anymore available today. It’s called “L’ascenseur pour la Grande Ourse“. It took me a long time to read it, but I loved it really much. Saïd brought me some ​​copies which I’m still selling in my store. His second manuscript has been refused by many publishers. Very different from the first one, it is, in my opinion, of of equal quality. So, I picked up the baton from the author, exhausted by all these refusals, and I’m currently writing to other publishers because this book must exist. Somehow, I’m doing my job in reverse, from the client to the publisher. This is really the richness of the bookseller’s work, to be the interface between the two worlds. And it shows that many treasures are sleeping in drawers.

PO: If you were all alone by a fjord, what would be the two books that you would take with you  -  a French one and a Norwegian one?
B: Hmm. It is always a tough question. If I were only allowed to bring one French book, I think it would be the “Petit Robert” dictionary. A bit heavy but I will have enough to read for a while. Regarding the Norwegian book, I will choose “Buzz Aldrin” by the Norwegian author Johan Harstad. This is the first book that made ​​me feel the musicality of the Norwegian language in literature. And I would hide under my clothes two more books but not very big : “The Unnamable” by Samuel Beckett, inexhaustible book by an author whom I am a big fan of, and “Morgon og kveld” by Jon Fosse, (in French because it’s written in ny norsk and it is a bit difficult to read for me).

Librairie Zazie - OsloZazie - OsloQuand on vit loin de son pays, il y a des endroits qui nous sont précieux comme par exemple une librairie où vous trouvez les livres dans votre langue! C’est le cas chez Blandine qui a ouvert, il y a quelques années à Oslo, la première librairie française pour les petits et les grands! Nous lui avons rendu une visite.

Parisoslo.com : Quel est en quelques lignes votre parcours, comment-avez-vous eu l’idée d’ouvrir “Zazie”?
Blandine : Après avoir terminé un master de Lettres Modernes et un autre en linguistique, j’ai travaillé 2 ans pour les librairies Decitre, à Lyon, comme éditorialiste pour leur site internet. Puis j’ai eu envie d’une expérience à l’étranger et d’apprendre une nouvelle langue, je suis donc partie en Norvège fin 2007, sans savoir combien de temps j’allais y rester. J’ai très vite eu l’idée de monter la librairie lorsque j’ai vu que celles d’Oslo étaient, à quelques exceptions près, toutes des boutiques de chaînes assez grandes mais très impersonnelles et formatées, surtout centrées sur la vente de best-sellers au grand public. Le système de distribution du livre en Norvège manque cruellement de diversité et de créativité. J’ai donc travaillé sur ce projet pendant deux ans, en parallèle de mon poste d’aide soignante à domicile, ce qui m’a permis d’apprendre la langue, et j’ai ouvert la librairie en octobre 2010.

PO : Avez-vous une anecdote ou une rencontre sympa liée à la librairie à nous raconter?
B : Je fais des rencontres sympas tous les jours et beaucoup de clients sont devenus des amis. Mais si je dois citer une rencontre professionnellement très riche, ce fut celle de Saïd Lahlouh-Prévost. L’année dernière, ce client avec lequel j’avais sympathisé m’a apporté un livre qu’il avait publié chez Danger public, aujourd’hui épuisé, “L’ascenseur pour la Grande Ourse”. J’ai mis très longtemps à le lire, et ce fut un coup de coeur. Il m’a déposé des exemplaires que je vends à la librairie. Son deuxième manuscrit a été refusé par de nombreuses maisons d’édition. Très différent du premier, il est pour moi d’une tout aussi grande qualité. Du coup j’ai repris le flambeau de l’auteur épuisé par tous ces refus et suis en train d’écrire à d’autres éditeurs car il faut que ce livre existe. Je fais là mon travail en sens inverse en quelque sorte, du client vers l’éditeur, c’est vraiment la richesse du travail de libraire de faire l’interface entre les deux. Et ça montre que bien des trésors dorment dans les tiroirs faute d’éditeur pour s’en occuper.

PO : Si vous étiez au bord d’un fjord désertique avec seulement deux livres, l’un d’un d’auteur norvégien l’autre, français, lesquels seraient-ils?
B :
Hmm. C’est toujours la question impossible. Si vraiment je n’ai droit qu’à deux livres, en français je crois que je prendrai le dictionnaire Petit Robert. Un peu encombrant mais j’en aurai pour longtemps. Et d’un auteur norvégien je choisirai Buzz Aldrin de Johan Harstad. C’est le premier livre qui m’a fait sentir la musicalité littéraire de la langue norvégienne. La belle histoire d’un jeune norvégien un peu paumé qui va se perdre dans les îles Féroe, y faire d’étranges rencontres et retrouver un sens à sa vie, une histoire et une écriture assez typiques des jeunes auteurs norvégiens. Il est traduit en français et publié chez Gaïa. Et j’en cacherai deux sous mes vêtements pas très gros qui ne se verront pas : “L’Innommable”de Samuel Beckett, livre inépuisable d’un auteur dont je suis une grande fan, et “Matin et soir” de Jon Fosse, en français parce qu’il écrit en nynorsk et que c’est un peu fastidieux à lire encore pour moi.

Zazie
St. Olavs Gate 3  – Oslo

All pictures ©parisoslo.com

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